ASSOCIATION FRANCO-ECOSSAISE
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Glennfinan - © Hervé Sentucq

Géographie

 

Les chaînes huroniennes et calédoniennes

 

Le sol de l'Ecosse est très ancien. L'extrême Nord et les îles représentent ce qui reste d'une chaîne montagneuse qualifiée de huronienne. Les géologues ont découvert en Norvège et au Canada (aux pays des Hurons) des minéraux, et en particulier un minerai de fer, semblables à ceux de l'Ecosse : on pense à une chaîne unissant l'Amérique à l'Europe. Ceci avant notre ère primaire ce qui nous ramène à plusieurs centaines de millions d'années.

Mais le reste du sol a pour origine une autre chaîne plus "récente" dite calédonienne et de même direction que la précédente, sud-ouest nord-est. Bien entendu l'érosion a rasé jusqu'aux racines les chaînes primitives.

Les roches sont cristallines, dures, imperméables (début du primaire).

 

Les plissements hercyniens

 

A la fin du primaire, un autre système montagneux se met en place. Ce sont les plissements dits hercyniens si étendus en France et en Europe. En Angleterre ils donnent la chaîne pennine qui vient dans la convulsion du sol heurter, bousculer les massifs écossais qui sans souplesse, se cassent - toujours selon la direction primitive sud-ouest nord-est - et donnent des blocs qui tantôt se soulèvent tantôt s'effondrent (mouvements verticaux).

Ainsi naissent les Lowlands et d'autres dépressions moins importantes.

 

Les glaciers

 

Phase capitale pour le modelé du sol : la glaciation. Elle est massive en Ecosse dans le prolongement des glaciers norvégiens. Au dessus de la côte ouest, les spécialistes parlent d'une épaisseur de 1000 m de glace.

Les glaciers -contrairement aux fleuves qui visent à tout aplatir, à tout réduire au niveau de la mer- en glissant sur le sol avec lenteur, accentuent les creux, approfondissent les vallées dont les parois deviennent verticales.

Mais les glaciers finissent par fondre. Ils laissent des surfaces rayées et bosselées avec des creux où se nichent des lacs. Les roches les plus dures peuvent être mises en relief. Les débris entraînés forment soit un manteau (le drift) soit tombent emportés par les eaux dans les parties basses.

Enfin sur les côtes, la fonte des glaces relève le niveau de la mer qui envahit les vallées (fjords) et met en évidence les moindres accidents de la côte.

CLIMAT

 

Sur ce sol rude, les conditions climatiques sont difficiles. L'Europe occidentale subit en principe la double influence du minimum d'Islande et du maximum des Açores qui en été vient faire barrage aux vents d'ouest. Mais située entre 55° et 60° de latitude (Paris est à 49°), l'Ecosse échappe en principe en été à la protection des hautes pressions dites des Açores. Donc, été comme hiver, elle subit la domination des courants d'ouest.

Cela signifie un climat très variable riche en bourrasques, tempêtes sur les côtes et grandes pluies qui occupent un grand nombre de jours et se répartissent dans toutes les saisons. En revanche l'influence océanique atténue les amplitudes de température : +3° en janvier, +13° en juillet en moyenne. Peu de jours de neige (20 jours à Edimbourg) et très peu de gelées. Les pluies sont cependant plus abondantes à l'ouest et sur les hauteurs qui reçoivent entre 1,50 m et 2 m par an avec le record du Ben Nevis (alt 1343 m) qui reçoit 3,80 m de précipitations.

En revanche les dépressions sont beaucoup moins arrosées -0,60 m dans le Moray Firth et plus on va vers l'est moins la pluis est abondante, entre 0,60 m et 0,80 m sur la côte est - sol et climat mettent la végétation à rude épreuve : sommets sans arbres, couverts de landes avec de vastes étendues de tourbe. L'ensemble est plus favorable à l'élevage qu'à l'agriculture.

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