ASSOCIATION FRANCO-ECOSSAISE
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La grande rupture des XVIe et XVIIe siècles

 

Le XVIe siècle - celui de Marie Stuart - voit se produire la première grande rupture qui change la destinée de l'Ecosse.

C'est l'introduction du protestantisme, sous l'influence du prédicateur John Knox, disciple de Calvin à Genève. Une guerre civile en résulte, qui donne, en 1560 , la victoire aux protestants. Désormais, et jusqu'à nos jours, l'Ecosse sera un pays à forte majorité calviniste dont l'Eglise officielle, la Kirk of Scotland, est profondément différente de l'Eglise anglicane, restée beaucoup plus proche du catholicisme.

Dans ces conditions, l'avènement de Marie Stuart, fille du roi Jacques V, demeurée fermement catholique, ne peut conduire qu'à des troubles. Elle est à demi française (élevée en France et épouse du roi François II qui l'a laissée veuve à dix-sept ans). Elle tente, en vain, de maintenir l'ordre dans son pays, où les nobles protestants lui disputent le pouvoir. Ses mésaventures conjugales enveniment la situation : son deuxième mari, Henry Darnley, est assassiné ; elle est accusée de complicité, se remarie avec le meurtrier présumé de Darnley, est emprisonnée, s'évade, se réfugie en Angleterre auprès de sa cousine la reine Elisabeth Ière qui la garde prisonnière dix-neuf ans, et, finalement la fera exécuter.

Peu d'épisodes de l'histoire écossaise sont plus dramatiques que ce bref règne de Marie Stuart, qui est évoqué un peu partout en Ecosse par des souvenirs et es monuments.

Après Marie Stuart règne son fils, Jacques VI, qui ramène l'ordre tant bien que mal - plutôt bien que mal, d'ailleurs - et laisse le souvenir d'un souverain pacifique. Mais en 1603, coup de théâtre : sa cousine Elisabeth meurt et il est appelé à lui succéder sur le trône d'Angleterre sous le nom de Jacques Ier. Il quitte Edimbourg pour Londres. A partir de moment, l'Ecosse et l'Angleterre ont le même roi ; l'Ecosse, il est vrai, garde son Parlement et ses institutions juridiques propres, mais son sort se règle désormais à Londres. L'union des deux pays, désirée par Jacques "VI et Ier" paraît inéluctable à terme.

Pourtant, un siècle s'écoulera encore sous ce régime ambigu de "un roi pour deux royaumes" avant l'Union définitive. Il sera marqué de luttes internes dont maints épisodes sanglants restent présents aux mémoires écossaises, tels l'invasion de Cromwell (1651-1660), la guerre dite des Caméroniens sous Charles II (1679-1688) et le massacre de Glencoe (1692).

 

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